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mercredi 8 mai 2013

Ayn Rand

Avez-vous entendu parler de Ayn Rand et du libertarisme américain ? Ils ont apparemment une influence solide aux Etats-Unis (souvent sollicités par les républicains dans une partie de leur mythologie) mais sont pratiquement inconnus en France.
Faisons connaissance ? Egoïsme vertueux ?
Je pense qu'Ayn Rand est moins la fondatrice d'une philosophie qu'une libératrice de pensée philosophique implicite dans une culture ou dans un système humain particulier. Libératrice laissant place à un culte très particulier....
Mais le personnage est fascinant, juive russe bourgeoise émigrée dans les année 20, furieuse du traitement et de l'expérience communiste et des étoiles pleins les yeux des stars, des films américains qu'elle a étudiés en profondeur et pour qui elle travaillera comme petite main des studios et enfin en tant que scénariste.
Puis elle écrira ses livres les plus célèbres (Atlas Shrugged, la vertu d'égoïsme) qui deviendront les étendards de l'objectivisme, du libertarisme... 
Plusieurs manières d'en parler. Soyez égoïste,  c'est la meilleure manière de travailler pour le bien global ? Individualisme roi ? Ce n'est pas, bien sur, si simple.
Ici, on trouve, un résumé de la philosophie Randienne par elle-même.


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1. Métaphysique : la réalité objective
2. Epistémologie : la raison
3. Ethique : l’accomplissement de soi
4. Politique : le capitalisme

Si vous déteniez ces concepts dans une totale cohérence, comme la base de vos convictions, vous disposeriez d'un système philosophique complet pour orienter le cours de votre vie. Mais les maintenir avec une cohérence totale, les comprendre, les définir, les prouver et les appliquer, exige des heures de réflexion.
Ma philosophie, l'objectivisme, soutient que :

1. La réalité existe comme un absolu. Les faits sont les faits, indépendamment des sentiments humains, des souhaits, des espoirs ou des craintes.

2. La raison (la faculté qui identifie et intègre les éléments fournis par les sens de l'homme) est le seul moyen de percevoir la réalité, sa seule source de connaissance, son seul guide d’action et son seul moyen de survie.

3. Tout homme est une fin en lui-même, et non un moyen pour les autres. Il doit exister pour lui-même, et non se sacrifier pour autrui, ni sacrifier autrui à lui-même. La poursuite de son intérêt rationnel ou de son propre bonheur est le plus haut but moral de sa vie.

4. Le système politico-économique idéal est le capitalisme de laissez-faire. C'est un système dans lequel les hommes se considèrent entre eux, non comme des victimes et des bourreaux, ni comme des maîtres et des esclaves, mais comme des commerçants, par des échanges libres et volontaires, dans leur intérêt mutuel. C'est un système dans lequel aucun homme ne peut obtenir quelques chose des autres par le recours à la force physique, et dans lequel aucun homme ne peut user de la force physique contre les autres. Le gouvernement agit seulement comme une agence de protection des droits, il n’utilise la force physique que pour des représailles et seulement contre ceux qui prennent l'initiative de son usage, tels que des criminels ou des envahisseurs étrangers. Dans un système de capitalisme intégral, il devrait y avoir (mais, historiquement, cela n’a jamais existé) une séparation complète de l'Etat et de l'économie, de la même manière et pour les mêmes raisons que la séparation de l'État et l'Eglise.
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C'est très curieux. Je suis tout à fait d'accord avec les deux premiers concepts et suis paniqué par les propos des deux suivants et par l'innocence avec laquelle elle les expose.

En effet, elle commence comme saint Thomas d'Aquin et finit en guide capitaliste pour winneur épris de réussite et d'accomplissement de sa vie.
Elle commence très simplement et sainement. Partons de la réalité, faisons confiance à nos sens c'est la seule manière qui nous a été donné d'appréhender la réalité. Tout homme est une fin en lui-même. Ici encore, je suis d'accord et rien, ni aucune idéologie doit utiliser l'homme comme un outil ou comme la part d'un rouage. Nous sentons ici, la légitime révolte d'une femme qui a vu la naissance du régime communiste en Russie. "La poursuite de son intérêt rationnel ou de son propre bonheur est le plus haut but moral de sa vie." Ici encore, comment ne pas être d'accord aussi ? Comment aller contre l'intuition générale que nous sommes faits pour le bonheur et que même les actes les plus masochistes sont tendus vers ce concept si difficile à définir...

Finalement mon désaccord avec Rand se trouvera sur la manière d'atteindre son propre bonheur. Pour elle, tout se passera sur le refus du sacrifice de soi et par le régime capitaliste le moins contraignant possible. Il n'y a plus de violence car il n'y a plus ni esclave, ni maître, ni victime, ni bourreau et un Etat réduit à minima.



Premièrement, il est difficile de ne pas voir dans les théories de Rand, un négatif du communisme qu'elle hait trop pour ne pas l'imiter. La violence (et donc pour les deux, grâce à l'égalité) se résorbera dans une société sans classe, prolétarienne pour les communistes et entrepreneuriale pour Ayn Rand.

Si dans un cas, par contre, il faut mettre en avant la dimension sociale de l'homme et brimer l'individu, Rand fera l'inverse, il faut brimer tout sens de communauté et magnifier l'individu.

Bref, nous sommes encore face au syndrome de la pièce maléfique, aux frères jumeaux mimétiques s’entre tuant.
Mais dans les deux cas il y a une recherche d'égalité forcenée, l'une trouvée sur les modèles du travailleur manuel pauvre et solidaire et de l'autre sur le self made man autonome, prospère et responsable.

Dans les deux cas, les systèmes ne voient pas que cette uniformisation n'est pas possible (et même pas souhaitable) et que face à cette réalité, nous nous retrouvons avec une guerre de classe épique où tout sens de la dimension sociale de l'homme est brutalisé.

Comment ne pas voir la séduction et l'influence de Rand (ou de ce que Rand a théorisé) dans notre monde
Ne vivons nous pas tous dans notre occident moderne, non dans le paradis du self made man mais dans le mythe de celui-ci. Livre de développement personnel, carriérisme, culte de la célébrité.... Qui est épargné ?

Toute cette culture, ne nous rend que plus visible le kitsch de ce mythe. Le culte de l'individualisme soit disant rationnel et autonome n'est d'abord qu'une illusion. Quels sont les critères de ce succès et du bonheur ? Le dollar, les sourires, l'auto-satisfaction ? En cherchant la réalisation de soi, nos contemporains ne finissent ils pas à célébrer le vide ? C'est cette célébration dont Hadjadj se moque avec raison et y voit le socle de bien des malheurs. (Fuyons les winneurs, ce sont les pires loosers...) Nos contemporains ne sacrifient ils pas le monde sur les autels du dieu dollar et d'une image de soi, une icone sacrée faite pour être regardé par les autres.

Les autres justement.... On ne les évite jamais....

Et le sacrifice ? Non plus.

C'est encore une autre erreur de Rand, de croire qu'il existe une place sans sacrifices. (erreur si tentante où même Girard est tombé à une époque.)
C'est le thème de cet article de Thierry Paulmier, paru il y a quelques années.

L'article est très intéressant mais il absolutise trop à mon gout la différence des deux sur la question du sacrifice. Rand ne prône pas le sacrifice des autres pour l'amour de soi. Elle a été traumatisé par le phénomène sacrificielle communiste "altruiste" et a pensé un monde non sacrificiel basé sur le thème de l'egoisme vertueux. Cela finit en sacrifice des autres car elle pense avoir trouvé un lieu non sacrificiel....

En pensant à Rand, je pense plutôt à ce grain de blé qui refuserait de mourir.

Après ma note sur Quignard, je vois des liens évidents entre les deux auteurs. Toute idée, même subtile, de communauté chez l'homme est un liaison directe avec le sacrifice. Oui, il y a de bonnes idées pour le croire.

C'est ici qu'en tant que Chrétien, on peut se sauver de la relation entre solidarité et violence. L'eucharistie ne nous invite t elle pas à cette communion de l'humanité réunie avec l'agneau ?
L'Eglise comme ce qui préserve et sauve l'individu et la communauté humaine, ce qui fait de nous des individus non vains et une communauté non violente....




lundi 6 mai 2013

Lordon, Spinoza et la domination du capitalisme

Vidéo curieuse que celle-ci... Un peu fouillie  On a l'impression de voir deux amis qui sont obligés de se vouvoyer pour l'émission. Après avoir évacuée la question de la forme de son nouveau livre "Capitalisme, désir et servitude", Frédéric Lordon (CNRS, monde diplomatique) développe des thèses très intéressantes.
Il faut dégriser le gauchisme radical avec les rêves de l'autonomie individuelle et du paradis sur terre. Pour cela il convoque Spinoza essentiellement pour soigner Marx. La violence existera toujours et l'aliénation est une donnée de l'homme.
Il se bat contre le désir captatif et triste du capitalisme, (fun au travail et aveuglement au désir du patron et du capital) pour un monde où chacun aurait un maximum de "conatus" personnel, joyeux et au service de la communauté.
Il a des mots très justes sur les illusions économistes d'une économie pure, parfaitement rationnelle, ne voyant pas qu'elle est d'abord une science humaine qui traite de l'ambivalence des passions humaines et où l'argent est le grand impensé. (Reprise des thèses d'Orléan (et de Girard), sur le concentré de violence et de désir)
C'est très intéressant, mais Spinoza ne voit pas la vanité du désir (ni la blessure ontologique girardienne) et il sera très difficile alors de discerner  le but du désir et même son origine dans les propositions différentes des individus pour eux-mêmes et la société...
Que faire de l'instinct religieux humain ?


Lordon est un économiste pratiquement repenti. Non, il le demeure mais est désespéré par l’illusion de la plupart des économistes à croire qu’ils peuvent transformer leur science en une science dure mathématique et solide sans influence des sciences sociales trop fofolle et non réelle. Nous comprenons que Spinoza a aidé Lordon et lui permet de le délivrer de cette étude de l’économie illusoire. Il est à l’école d'Orléan dont il cite le travail. Nous comprenons que Lordon se situe dans la ligne généalogique d'Althusser (commentateur de Marx), Boyer et donc du matérialisme dont Spinoza est un héros. Il n’y a pas d’idée pure.
D’abord, il s’aide de la philosophie car elle est la mère des concepts
Il dit surtout que Spinoza permet de rajouter de l’anthropologie de la décision, dans les structures que Marx a posé. Il permet de « dégriser » Marx de le rendre moins messianique et de comprendre l’homme de l’intérieur et non seulement dans ses structures et ses sens de l’histoire. Car au cœur du capitalisme, il y a d’abord de l’affect, des désirs, des peurs, de la dévoration, des fauves et des proies…

Les hommes ont un conatus, ensemble des désirs d’agir d’une personne, ensemble des ressorts intérieur d’un homme. Le Libéralisme et le capitalisme serait l’institution généralisée et entrepreneuriale pour faire coïncider le conatus des salariés avec celui des dominants et faire amenuiser les dissonances.
Et en même temps il faut bien manger et il n’y a de critique de l’argent que naïve car l’argent est avant tout un concentré de désir et de violence.
Sur cela, Spinoza aide encore à lire Marx et de ne se faire encore aucune illusion, ce n’est pas parce que nous balaierons le capitalisme et ses rapports sociaux que nous n’aurons pas à faire avec la violence humaine et le désir. Il faut être réaliste sur l’homme.
Or le néolibéralisme veut rendre le salarié heureux… Folie des fun officer et du déni du conatus pour faire des salariés des êtres béats et pliés au grand conatus suprême du chef et de l’apreté. Comment maintenir la violence et le fun encore plus longtemps ?
Aliénation ? Certes, mais de toute façon, c’est la mesure de la nature humaine de s’attacher à la passion et surtout à la passion des autres hommes.
Désespérant ? Réaliste en ce qui concerne notre illusion cartésienne de l’autonomie. Il y aura toujours des puissances d’agir, de contraintes . La violence sera toujours présente.
Quel progrès, nous est possible ? La croissance des affects joyeux, un élargissement des possibles conduits vers la vie humaine et le vrai bien et de déployer ses forces d’agir 



Sur la forme du livre peu accessible...

La recherche n’est jamais vraiment neutre, il y a 2 écueils, se faire partisan contre toute la science et croire en un lieu parfaitement neutre scientifiquement, sans compter les hypocrites… Nécessité de la langue de la recherche.
Dernier livre est plus pour la recherche, nécessité du jagonnage pour l’avancée scientifique. Fermeture nécessaire de la communauté des chercheurs avant de pouvoir se démocratiser d’une manière ou d’une autre…



Sur ce lien, un spinozien formule quelques critiques sur Girard. Rien de très original mais bien écrit. 
Girard est totalitaire, réducteur et rempli d'à priori chrétien et plus particulièrement augustinien. Remise en cause pessimiste du conatus qui conduit à dieu comme seul échappatoire à la désespérance.
(cela me donne l'envie de créer une philosophie Girardo-thomiste... Joie enfantine et joie rédemptrice...)

samedi 1 décembre 2012

Cerveau global et autres plaisirs de Howard Bloom

Encore un auteur que je n’ai pas lu… Mais cette fiche de lecture, cette interview, cette recherche sur internet, me font penser que c’est un auteur que j’aimerais suivre, dont j'aimerais continuer à m’ouvrir à sa pensée et pourquoi pas plus tard, lire un livre.

J’aime son universalisme scientifique, sa recherche de vérité, son orignalité, comment il mixe avec curiosité, cosmologie, compréhension de l’homme, religion, volonté éthique, lutte contre l’homicide. Comment ne pas se sentir proche d’un tel personnage à la vie médiatique et intellectuelle riche. Un homme blessé et hanté par ses questions. Cosmos, hommes, société.


Au départ, je pensais à lui comme un penseur illustrant les thèses de Serres sur le cerveau global, j'ai découvert une pensée plus complexe et subtile, un combattant du relativisme (malgré sa confusion entre le sens, information et vérité...)  et des pensées du refus du réel. Sa cosmologie, marquée aussi bien par la mort, la destruction et le miracle de la création renvoie à une vision de l'homme proche du rouage et qui met en avant le confort, la vivacité de l'innovation, le monde moderne en avant. Paradoxe, paradoxe... Mais il faudra creuser encore.... 


Il est intéressant de voir que fasciné lui aussi par l'imitation comme transfert d'information, il soit devenu l'un des déclencheurs de la mémétique et du même. Vision scientiste du déferlement mimétique girardien.
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Pour Howard Bloom, l’actuelle « révolution Internet » n’est que la continuation du « cerveau global » par d’autres moyens. Il entend par là l’intelligence collective construite par l’humanité, vue comme un système adaptatif complexe – le réseau des cerveaux étant, à l’échelle collective, ce que le réseau des neurones est à l’échelle de chaque intelligence individuelle.

En effet, nous aurions une intelligence collective avec son architecture et tous nous en serions les rouages inconscients pour le bien de l’humanité, les abeilles d’une ruche, les neurones d’un cerveau plus grand. Les neurones plus aptes se créant plus de connexions. Internet n’est qu’un moyen toujours plus productif pour perfectionner ce cerveau.

Nous vivons comme un processus de gestion de l’information. Le sens ? C’est un subterfuge qui rend possible la continuité de la « Compulsion connective » ou encore de « evolutionnary search engine » expression dont Bloom se sert pour parler de la constitution du monde de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Ainsi tout se construirait, se détruirait et se reconstruirait à partir des informations laissées.

Le comportement le plus banal de ces neurones/individus est d’imiter et de participer ainsi au processus de gestion de l’information. Dans cette perspective, les défauts humains ne sont que des outils de ce processus. Le conformisme est un facilitateur de l’apprentissage imitatif, les misanthropes sont des stocks d’idées non conformistes disponibles en cas d’évolution brutale du concept. Les pervers narcissiques sont les juges internes entre les divers conformismes du groupe. Les organisations autoritaires sont le cadre adapté à l’exercice du pouvoir par les juges internes. Les luttes intestines ne servent qu’à renforcer le groupe en affutant les sous groupes.

Le langage nous permet la réflexivité et la remise en question de nos comportements. Mais il nous coupe de la réalité humaine qui est le processus de gestion d’information. La société humaine vit dans une fiction partagée. Les hommes ne faisant que semblant de penser… Mais ce conformisme peut devenir un accélérateur de chute. Drac s’intéresse ensuite à la problématique du changement de conformisme du cerveau social quand et comment instiller les nouvelles idées au moment où les idées se transforment. Celles-ci sont transportées par « les agents de transformation », ainsi que la constitution de sous-groupes qui tentent de devenir le nouveau centre de gravité.

Bref, l’information est tout et le sens n’est qu’un subterfuge. Mais dans les temps d’illusion de cohérence trop évidente, cet enseignement permet de réfléchir l’opposition à ce temps.



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Interview sur le site automate intelligent.

Dans un de ses derniers livres, the genius in the beast, Howard Bloom explique en quoi, il est devenu polémiste et pourquoi il veut défendre la société occidentale et surtout contre ceux qui dans son sein appellent de leurs vœux sa chute prévisible. Il demande aux gens de nous préserver de massacres, il faut selon lui, avec les armes de la vérité et de l’objectivité, protéger l’humanité de tout meurtre de masse et une nouvelle chute de l’empire romain pourrait avoir des conséquences folles. Privilégions la réforme et non une critique mortelle de notre civilisation, les conséquences seraient incommensurables.

Et l’évolution ? Ne refusez vous pas la part de hasard et de stochastique dans l’évolution ?

Pour Bloom, le discours du hasard est un discours religieux quand nous observons le parcours évolutif de la matière du big bang, par les particules élémentaires à la vie. Il serait religieux de voir dans cette complexité et cette distinction de la matière un chaos ambulant et le fruit du hasard.

Alors tout est déterminisme comme le prouverait votre cosmologie et votre vision de ce que peut un homme ?
Vous évoquez là une autre des erreurs de la pensée scientifique telle que conçue par certains, l'illusion qu'il faut choisir entre ceci et cela. L'univers est-il réglé par le déterminisme ou soumis au libre arbitre ? Le cosmos est-il matériel ou s'agit-il d'une entité dotée d'immanence, comportant une « réalité » implicite ? L'évolution et les humains sont-ils dirigés par leur passé, par la causalité, ou par leur futur, par la téléologie ? En fait, autant que je puisse le voir, les oppositions se rejoignent au sommet. La réalité est une sorte de continuum possédant deux extrémités qui ne se distinguent pas, comme les deux extrémités d'un cordon de rideau unique. La réponse aux questions du type : ceci ou cela, aux questions impliquant le dualisme, comme celle de savoir qui a commencé, de l'œuf ou de la poule, est que ce sont les deux. Pour moi, ceci est vrai du déterminisme et du libre arbitre. 99 ,99% de ce que nous sommes est prédéterminé.

La physique quantique ? Méfions en nous ! Toute cosmologie de l’illusion et de l’impossibilité de la réalité est trompeuse et ne mène à rien…

Recherche d’universalisme et d’unité des sciences…

Singularisme technique ? Nous le vivons tous les jours, nous sommes une espèce en pleine modification….