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samedi 5 octobre 2013

Un peu d'argent...




Petite vidéo d'initiation autour d'un thème que je trouve passionnant. Ici l'université de Birmingham veut séduire et intéresser leurs étudiants potentiels sur le lien entre théologie et argent.
Les sujets ne sont pas opposés.
Il aide à comprendre une des mystifications du monde moderne, celui-ci serait construit sur la raison, la science et donc l'évidence,  celle, entre autres, qu'il n'y aurait pas de place pour les croyances.
Et pourtant, qu'est ce que l'argent ?

L'argent est un système de confiance communautaire basé sur une promesse d'une banque centrale. 
L'argent est créé par les banques quand les membres de la communauté s'endettent. L'argent se fonde sur un pari, entre la banquier et l'individu, sur la création de richesse naissant de l'initiative d'un homme, de l'activité d'une petite communauté de travail et de la réaction à celle-ci de la communauté englobante.
Quoi qu'il en soit, l'argent est fondé sur une promesse et donc sur une foi collective. En utilisant l'argent, nous avons perdu la notion de communauté de confiance logée en celui-ci.
Nous pouvons penser aussi notre crise économique comme une crise de foi.

La dose d'argent dans l'économie devient un équilibre impossible et pourtant essentiel pour le bien de l'économie et de l'échange. Childbloom parle d'une différence impossible à tenir entre le lieu mondial où nous produisons et le lieu où nous consommons. La mondialisation rend le système économique schizophrène et exigerait une unité. En ce moment, il nous faudrait des dettes supplémentaires, mais il n'y a plus de confiance.
L'ouest s'est endetté mais de moins en moins de personne ont confiance dans  sa capacité à la rembourser.

L'état et les banques centrales ont domestiqué les dettes qui a affaibli les pays souverains. L'espoir du système économique se trouve dans une nouvelle technologie sinon la confiance s’effondrerait et nous connaîtrons les délices de l"inflation géante.

L'auteur annonce encore qu'il il ne faut pas se laisser intimider par les lois de la science économique. C'est une science sociale jeune qui se méconnaît.


Bref prendre de la distance sur la monnaie nous apprend à contrôler nos émotions avaricieuses et à réfléchir plus profondément sur ce qui fait communauté et système économique. Il faut comprendre le jeu de la valeur.


Puis intervient cette question théologique, en quoi vaut il vraiment de mettre sa confiance?



  





Rappel dans le passé :
Memento mouloud recueille quelques citations intéressantes



mardi 24 septembre 2013

Gaël Giraud - Transfert de capitaux et création de valeur


Article radical et très intéressant de Gaël Giraud.


A partir d’une phrase du cardinal Bergoglio, il développe la thèse de l’aspect peccamineux de tout transfert de capital. Les lois sur ces transferts sont pourtant à la base de la construction européenne libre-échangiste. Mais le doux commerce se découvre aussi poison (distension du lien social, appauvrissement des salariés...)

Il relativise les avantages comparatifs chers à Ricardo et aux défenseurs du modèle, donne certains exemples (Chypre et Indonésie). De plus, il reprend la proposition de Bergoglio avec la notion de communauté productive de richesse.

Transfert fiscal, transfert de capital, c’est toujours oublier ce que les surplus de richesse doivent toujours en partie à la communauté qui a permis cette richesse. De plus, derrière toute création de richesse, il y a toujours la création de monnaie par les institutions bancaires du pays.


Or, (et Giraud pense qu’il faut institutionnaliser cette connaissance) l’argent est créé par les crédit (et donc la foi), l’effort et le travail d’une communauté, cette création est marquée par l'existence d'une communauté. Cela permet de voir en quoi tout transfert de capital est perceptible comme un vol. La monnaie créée par la banque est un bien commun.


Mais disant cela, beaucoup de questions arrivent.... Banque, communauté, vol, bien commun, frontières....




Bergoglio affirmait avant d’être pape que la circulation des capitaux était un péché dans bien des cas... Interrogeons donc la territorialité de la valeur.

« Le christianisme condamne aussi sévèrement le communisme que le capitalisme sauvage. La propriété privée est un droit, mais l’obligation de la socialiser de manière équitable l’est tout autant. Un bon exemple serait la fuite des capitaux car l’argent, quoi qu’on en dise, a une nationalité et celui qui place à l’étranger l’argent produit par une industrie de notre pays commet un péché. Il n’honore pas l’endroit qui lui a permis d’acquérir cette richesse ; il n’honore pas le peuple dont le travail lui a permis de la posséder. »
Cardinal Bergoglio, discussion avec Abraham Skorka


Pour mieux connaître Gaël Giraud, voici un article et une ancienne note.


Un long article sur le même sujet 






Resumé plus long de l'article: