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dimanche 5 janvier 2014

Soyons romantique ? Schumann Berlioz

Soyons romantique ?
J'éprouve souvent une culpabilité à écouter Berlioz et Schumann. L'expression de la beauté du soi est complexe. Toujours honteuse, douloureuse. Douloureuse de la folie vécue et du sentiment d'impasse. Il y a aura une nostalgie de la foi humble de l'enfance, une exaltation du moi héroïque, un amour (forcément) sublime. 
L'illustration de la tentation individualiste et de son échec lucide malgré les espoirs magnifiques... 
Mais quel témoignage !
Il y aurait aussi tant à dire sur la damnation de Faust.....
Disons simplement qu'il est un mélange de lucidité et de méconnaissance sur la naissance de l'individu moderne post révolutionnaire. Qu'entend je ? Le parti du "soi" est le parti du moi contre tous. Elle m'éloigne des humbles gens, de l'amitié, des autres qui sont forcément foule idiote, elle détruit l'amour, le sentiment, la personne sur laquelle nos yeux se sont posés et notre descendance et se paye le luxe de montrer son plus beau profile au moment de se montrer damné...
Mais quel témoignage... Quelle musique...




jeudi 1 août 2013

Tous ne périront pas - Berlioz, Les Troyens

Voici un extrait de l'opéra de Berlioz, les Troyens.
Extrait qui illustre ce que je peux aimer le mieux dans un opéra. La capacité de présenter et de nous faire vivre un moment extrême. Jesse Norman le comprend et vit pleinement la folie de Cassandre provoquant un suicide collectif... Mais qui ne le ferait pas sous ses injonctions ?


Troie se meure. Cassandre rejoint les femmes troyennes... Les grecs se sont engouffrés dans la ville. Enée a pu se sauver en gardant le trésor et l'âme troyenne.
Mais c'est la fin, les prévisions de Cassandre n'ont pas été écoutées.
Femmes, n'écoutez que votre honneur, refusez la loi, le viol des grecs. Suicidez vous  !
Flétrissons la victoire des grecs. Suicidons nous pour refuser la déshonorante défaite.
Et en ce dernier moment, jetons leur au visage "Italie" signe de notre victoire future.

Honneur, pureté, magnifiques autels de sacrifices terrifiants.




Paroles de l'extrait :